Une saison en twitter

Chers collègues,

Les oiseaux gazouillent aussi en hiver. Voici ce que j’ai entendu.

21 décembre

Notre collègue François Delfraissy, nouveau président du comité consultatif national d’éthique s’exprime dans le Figaro.

23 décembre 2016

François Roustang vient de nous quitter. Ecoutons-le sur France Culture.

CInq diagrammes montrant les progrès globaux de l’humanité en matière de niveau de vie, de santé, d’éducation sur le site Vox.

26 décembre

François Bon commente sur son blog la fermeture de la légendaire librairie Corti, rue de Médicis, dans le 6e arrondissement de Paris.

Pendant ce temps, la DGS nous offre une nouvelle perle de la bureaucratie sanitaire dans une de ses inénarrables recommandations : « Nous vous demandons donc une vigilance particulière lors de vos consultations. Il est recommandé de ne réorienter vos patients vers les urgences que dans les cas le nécessitant. » Cela ne va pas aussi loin que cette secrétaire d’Etat chargée de la santé recommandant aux sans-abris de rester chez eux lors d’une vague de grand froid.

31 décembre

The Guardian nous explique comment les urgences du NHS se transforment en chambre de dégrisement en raison du développement du binge drinking.

Dans la Los Angeles Review of Books, Steven Shapin montre les limites des neurosceinces appliquées à la dégustation du vin.

Nature nous invite à une nouvelle classification des aires corticales : « Il n’y a rien qui soit d’un seul bloc dans ce monde, tout y est mosaïque », écrivait Balzac.

La bureaucratie ronge le systéme éducatif américain, selon The American Interest. Que dire du nôtre ?

2 janvier 2017

Sr le site directeurs et directrices d’hôpital, Florent Pennuen, consultant, dépeint la dérive comptable d’institutions dont ce ne devrait pas être l’objectif premier. Extrait :« Et même sur ce plan, ce qui est demandé au directeur est assez cynique, puisqu’il doit à la fois assurer l’équilibre de son hôpital et contribuer à l’équilibre de l’assurance maladie. Deux objectifs qui semblent à première vue congruents alors que rien n’est moins sûr. Le système de tarification est conçu pour pousser les établissements à faire des gains de productivité et dégager des marges de manœuvre pour ensuite rogner celles-ci en baissant les tarifs ; un système dans lequel des intérêts de l’hôpital (faire du volume, aspirer les professionnels de santé, maintenir ou fermer tel ou tel service) sont déconnectés des objectifs de santé publique et parfois contraires aux intérêts de l’assurance maladie, en même temps qu’à ceux de la collectivité hospitalière dans son ensemble puisque, une fois encore, les tarifs baissent. Le directeur d’hôpital doit assurer l’équilibre financier et le développement de son hôpital et faire donc des excédents sans pouvoir jouer sur les prix (il ne peut adapter les prix aux différents segments de son activité) ni compter sur un accroissement des « ventes » (attirer une nouvelle « clientèle ») ou alors de façon temporaire, fragile, et limitée. Il n’a d’autre choix que accroître la productivité, faire qu’elle soit plus intense que la moyenne, productivité qui sera rattrapée par les autres hôpitaux, tirés par l’échelle nationale des coûts, dès l’année suivante. La réforme des GHT est le dernier acte de cette politique orientée sur le mixe coûts/volume. Une réforme qui n’est pas tant conçue pour mieux soigner ni mieux répondre aux attentes des soignants que pour réduire les déficits publics et sociaux, en misant sur des économies d’échelles. Pari un peu illusoire tant les coûts de régulation sont élevés dans des énormes structures, fruits de mariages arrangés express. Les dysfonctionnements antérieurs pourront perdurer sans compter ceux que l’on aura ajoutés du fait de regroupements ne répondant à aucune stratégie propre ni volonté des acteurs, dans un système hospitalier qui, par ailleurs, n’a jamais trouvé le point d’équilibre taille/performance. Le malaise, pour le DH, voire sa souffrance est d’autant plus importante que le directeur est censé être un homme de santé publique, chef d’un établissement prétendument autonome : le DH recrute les personnels, adjudique les marchés, représente l’établissement en justice. En réalité il est un des maillons d’une politique dictée non par une stratégie de santé mais par la circulaire budgétaire issue de la LFSS. Formé à la santé publique et à la stratégie, le directeur d’hôpital devient une machine à traquer les gains de productivité et saisir les opportunités financières (tel ou tel appel à projets) sans résoudre les dysfonctionnements sanitaires du territoire d’une part, de l’hôpital d’autre part. Il répond moins aux besoins du terrain qu’aux demandes multiples, incohérentes, insensées de tutelles soucieuses d’imprimer leur marque, qui au lieu d’être au service des établissements et de jouer le rôle consistant à développer l’intérêt à agir, multiplient les prescriptions et contrôles. » On ne saurait mieux dire. L’avenir des GHT lui donnera hélas raison.

3 janvier

Selon le New York Times, les données de santé sont difficiles à obtenir par les patients mais aisément accessibles aux hackers.

6 janvier

Les six variétés de gueule de bois selon P. G. Wodehouse dans The Times Literary  Supplement“the Broken Compass, the Sewing Machine, the Comet, the Atomic, the Cement Mixer, and the Gremlin Boogie”, que l’on pourrait traduire par la boussole déréglée, la machine à coudre, la comète, la bombe atomique, la bétonneuse et la danse du lutin.

7 janvier

Retractation Watch nous signale un texte donnant avec un brin d’ironie dix raisons pour lesquelles un post de blog est plus intéressant qu’une publication scientifique pour communiquer ses travaux.

8 janvier

Sur le JIM, un nouvel article expliquant pourquoi il vaut mieux confier la direction d’un hôpital à un médecin.

10 janvier

Hervé Maisonneuve nous signale sur son blog que les dix meilleurs articles du New England Journal of Medicine de 2016 sont en accès libre.

12 janvier

The Atlantic relate la découverte par une équipe rattachée à l’Université d’Uppsala de nouveaux micro-organismes pouvant être à l’origine des eucariotes.

Comment est née la règle des 3 % de déficit public par rapport au PIB ? Le Figaro nous conte cette histoire remontant à 1981. Cette règle est sans fondement économique sérieux, mais elle est frappante et témoigne du pouvoir magique des chiffres. Un nouvel exemple des dangers de la quantophrénie (voir son origine et ses méfaits les plus graves ici).

L’Académie nationale des sciences américaine a réalisé un rapport complet concernant les effets du cannabis sur la santé.

14 janvier

Le Temps nous alerte sur le risque de piratage des hôpitaux.

15 janvier

Sur France Inter, Dominique Dupagne qualifie les télécabines médicales de « téléconneries ».

16 janvier

Le poids économique des CHU-CHR du Grand Ouest (Hôpitaux Universitaires Grand Ouest – HUGO) a fait l’objet d’une étude : « Loin des idées reçues, l’étude publiée fin décembre démontre que les retombées directes des CHU-CHR sur l’économie de leur département correspondent à 66% en moyenne de leur budget et que leur impact économique global pèse environ deux fois plus que leurs dépenses de fonctionnement. »

17 janvier

Hervé Maisonneuse commente sur son blog une note du parlement britannique sur l’intégrité de la recherche, un souci global. Les points clés :

  • « There are concerns about how to maintain integrity in research, because of fears that the ‘publish or perish’ culture leads to poor or questionable research practices.
  • Compromised research integrity can put public health at risk and waste resources, undermine public trust in science and damage reputations.
  • Various mechanisms exist to promote good practice in research, including: institutional guidelines; a sector-wide concordat; regulatory bodies for some disciplines; peer review; and a variety of legal actions.
  • There are differing views over whether these mechanisms are sufficient, or if another form of oversight, such as regulation, might be preferable. »

Alain Ehrenberg, sociologue nommé récemment président du conseil national de la santé mentale, interviewé par Libération (Eric Favereau) déclare : « La santé mentale est une question sociale ». C’est aussi en partie une question politique.

18 janvier

Les liens d’intérêts d’un investigateur principal sont-ils corrélés aux résultats des essais contrôlés et randomisés ? The British Medical Journal publie une étude sur ce point, dont voici le résumé des résultats : « A total of 190 papers describing 195 studies met inclusion criteria. Financial ties between principal investigators and the pharmaceutical industry were present in 132 (67.7%) studies. Of 397 principal investigators, 231 (58%) had financial ties and 166 (42%) did not. Of all principal investigators, 156 (39%) reported advisor/consultancy payments, 81 (20%) reported speakers’ fees, 81 (20%) reported unspecified financial ties, 52 (13%) reported honorariums, 52 (13%) reported employee relationships, 52 (13%) reported travel fees, 41 (10%) reported stock ownership, and 20 (5%) reported having a patent related to the study drug. The prevalence of financial ties of principal investigators was 76% (103/136) among positive studies and 49% (29/59) among negative studies. In unadjusted analyses, the presence of a financial tie was associated with a positive study outcome (odds ratio 3.23, 95% confidence interval 1.7 to 6.1). In the primary multivariate analysis, a financial tie was significantly associated with positive RCT outcome after adjustment for the study funding source (odds ratio 3.57 (1.7 to 7.7). The secondary analysis controlled for additional RCT characteristics such as study phase, sample size, country of first authors, specialty, trial registration, study design, type of analysis, comparator, and outcome measure. These characteristics did not appreciably affect the relation between financial ties and study outcomes (odds ratio 3.37, 1.4 to 7.9). » Qui l’eût cru ?

19 janvier

Un éditorial du NEJM sur l’évaluation des médecins et des hôpitaux par les patients. Qui va au restaurant sans lire les commentaires de ceux qui y sont déjà allés ? Ceux qui écoutent les conseils de leurs amis gastronomes.

20 janvier

Un bed blocker a tenu deux ans dans un hôpital universitaire du Norfolk avant d’être expulsé sur une décision de justice, nous dit la BBC.

Pour le JAMA, mieux vaut être soigné par une femme médecin que par un médecin homme.

21 janvier

Comment l’OCDE souhaite réformer les systèmes de santé ? Une liste d’impératifs et de bonnes intentions.

Dans The New Yorker, Atul Gawande chante une ode aux soins primaires, dont le développement est le meilleur garant d’une amélioration de la santé des populations, qui souffrent principalement de maladies chroniques. Extraits : « Primary care, he countered, is the medical profession that has the greatest over-all impact, including lower mortality and better health, not to mention lower medical costs. Asaf is a recognized expert on the delivery of primary health care around the world, and, over the next few days, he sent me evidence for his claims. He showed me studies demonstrating that states with higher ratios of primary-care physicians have lower rates of general mortality, infant mortality, and mortality from specific conditions such as heart disease and stroke. Other studies found that people with a primary-care physician as their usual source of care had lower subsequent five-year mortality rates than others, regardless of their initial health. In the United Kingdom, where family physicians are paid to practice in deprived areas, a ten-per-cent increase in the primary-care supply was shown to improve people’s health so much that you could add ten years to everyone’s life and still not match the benefit. Another study examined health-care reforms in Spain that focussed on strengthening primary care in various regions—by, for instance, building more clinics, extending their hours, and paying for home visits. After ten years, mortality fell in the areas where the reforms were made, and it fell more in those areas which received the reforms earlier. Likewise, reforms in California that provided all Medicaid recipients with primary-care physicians resulted in lower hospitalization rates. By contrast, private Medicare plans that increased co-payments for primary-care visits—and thereby reduced such visits—saw increased hospitalization rates. Further, the more complex a person’s medical needs are the greater the benefit of primary care. […] Observing the care, I began to grasp how the commitment to seeing people over time leads primary-care clinicians to take an approach to problem-solving that is very different from that of doctors, like me, who provide mainly episodic care. […] Doctors in other settings—say, an emergency room or an urgent-care clinic—would use a “rule out” strategy, running tests to rule out possible conditions, especially dangerous ones, as rapidly as possible. […] Like the specialists at the Graham Center, the generalists at Jamaica Plain are incrementalists. They focus on the course of a person’s health over time—even through a life. All understanding is provisional and subject to continual adjustment. […] Success, therefore, is not about the episodic, momentary victories, though they do play a role. It is about the longer view of incremental steps that produce sustained progress. » L’auteur met l’accent sur la continuité des soins par un même praticien sur le long terme. L’uberisation de la médecine, le recours répété aux services d’urgence pour des questions relevant de la médecine générale et la taylorisation du travail médical sont dangereux pour la santé.

26 janvier

The Telegraph rapporte que le Collège royal des chirurgiens s’insurge contre les restrictions budgétaires appliquées aux poses de prothèses de hanche .

Un éclairage d’Hervé Maisonneuve sur les conflits d’intérêts non financiers.

27 janvier.

Interview de Christophe Dejours dans Libération (Sonya Faure) sur ses observations dans un service de réanimation : « Une logique marchande a gagné l’hôpital, les services des hôpitaux français sont mis en concurrence. Des protocoles standardisés ont été créés pour éviter « l’erreur humaine » et discréditent l’expérience des professionnels. Cette réforme gestionnaire devait assurer une égalité de soin sur tout le territoire, un objectif claironné par les pouvoirs publics. Mais les gens ont alors exigé la qualité du soin comme ils exigent la qualité d’un manteau. Les procès contre les soignants se sont multipliés. Les espaces de délibération, où on décidait collectivement du traitement de chaque patient, ont disparu. Chacun est seul, plus personne ne se parle. Certains médecins ont mis en place, grâce à l’informatique, une technique de mise à distance du malade et de la mort : ils passent leur temps dans leur bureau. On leur transmet comptes rendus et radios par Internet, et ils délivrent des prescriptions sans plus toucher les corps. Ils peuvent parler aux infirmiers d’un malade en se trompant sur son sexe ou sans savoir qu’il est déjà mort. »

28 janvier

Le Monde nous annonce que les scientifiques américains entrent en résistance contre l’administration Trump.

29 janvier

Un rappel sur les 25 biais cognitifs qui nuisent à la pensée rationnelle.

2 février

Le BMJ confirme ce qui dit A. Gawande (voir ci-dessus au 21 janvier) sur l’intérêt d’être suivi par un médecin de famille (plutôt que de faire appel à SOS médecin, un uber-médecin ou les urgences).

3 février

The Economist recense le livre de Daniel Levitin sur les statistiques, A Field Guide to Lies and Statistics. Très réjouissant et instructif, il affirme sans risque d’être démenti que les humains ont en moyenne un testicule.

Bernard Pivot (@bernardpivot1) cite cette phrase de Condorcet : « Tout homme qui fera profession de rechercher la vérité et de la dire sera toujours odieux à celui qui exercera l’autorité. »

Pour Neuroskeptic, la science a un problème avec le plagiat. Quand il est dénoncé, on feint trop souvent de l’ignorer.

Une étude montre que les médecins assistants du centre hospitalier universitaire vaudois passent cinq heures par jour devant un ordinateur, contre 1,7 heure avec les malades. Une conséquence de la lourdeur des tâches administratives, nous dit Le Temps.

4 février

Une brève histoire du Nudge sur youtubeou l’économie comportementale expliquée en moins de six minutes.

Sur le site tylervegen on apprend à se méfier des corrélations.

6 février

La BBC dresse un état des lieux des systèmes de santé anglais, écossais, nord-irlandais et gallois. Introduction : « No matter where you live in the UK, you will find local NHS services are under immense pressure. None of the four nations is achieving any of its three key targets for A&E, cancer or routine treatments, such as knee and hip replacements. All have developed plans and strategies to deal with the common challenges – rising demand, squeezes on funding and the ageing population. But each has found this winter to be particularly difficult. »

7 février

Le tweet d’un journaliste suédois cité plus de 6000 fois : « Aucun dirigeant français de haut niveau ne pourrait être président d’un club de ping-pong à Stockholm. »

8 février

Comment convaincre quelqu’un dont l’opinion est contredite par les faits ? Voici ce que conseille The Scientific American : « 1. keep emotions out of the exchange, 2. discuss, don’t attack (no ad hominem and no ad Hitlerum), 3. listen carefully and try to articulate the other position accurately, 4. show respect, 5. acknowledge that you understand why someone might hold that opinion, and 6. try to show how changing facts does not necessarily mean changing worldviews. »

Sur le site de la BBC, 10 diagrammes sur la crise du NHS.

9 février

Trois étudiants britanniques ont montré que la crise économique de 2008 a révélé une crise de la science économique et de son enseignement, science trop sûre de ses modèles et aux fondements incertains, puissante mais illégitime. Leur livre The Econocracy est commenté par The Guardian. Voir une autre analyse de ce livre ici.

10 février

Vous trouverez dans le Journal International une courte synthèse sur la crise actuelle du NHS, qui ressemble assez à la nôtre.

11 février

Des bénévoles publient et mettent à jour une carte de la corruption en France à partir des décisions de justice, nous révèle le Monde.

Le même journal publie le témoignage saisissant d’une infirmière sur la dégradation des soins dans les hôpitaux.

16 février

Les nouveaux internes choisissent en priorité le CHU de Nantes et l’ophtalmologie, nous dit pourquoidocteurs.

17 février

Comment un lanceur d’alerte ayant dénoncé un plagiat a été renvoyé de son université. Cela se passe aux Etats-Unis, bien sûr, comme nous le raconte Hervé Maisonneuve sur son blog.

The NYT consacre un bel article à Ramon y Cajal, qui imposa avec Golgi la théorie neuronale.

Philippe Roussin rend hommage à Tsvetan Todorov, disparu le 7 février, dans son blog abrité par Mediapart. Il cite ce passage du Nouveau Désordre mondialRéflexions d’un européen (2003) : «Dans les pays totalitaires, la vérité est systématiquement sacrifiée à la lutte pour la victoire. Dans un État démocratique, le souci de vérité doit être sacré ; sont en jeu les fondements mêmes du régime.»

19 février

Afin d’éviter les accidents, une ville hollandaise a créé une signalisation au sol pour les accros du smartphone, nous apprennent les Echos.

Dans la Croix, un article sur la corruption dans le système de santé roumain titrant « Seule une infirmière a refusé l’argent ».

22 février

Egora dresse le portrait d’Anne Lecu, « une soeur en prison », à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le secret médical – Vie et mort.

23 février

Les doyens des facultés de médecine demandent la suppression du numerus clausus, nous dit le Monde.

Dans The Guardian, un article sur l’ENA anglaise, la filière Philosophie, Politique et Economie (PPE) de l’Université d’Oxford.

24 février

Docadom, l’application qui est à la médecine ce que Uber est aux taxis annonce son lancement. « Concrètement, le service Docacom*, qui sera accessible sur internet et via une application mobile sur smartphone ou tablette, promet au patient de pouvoir solliciter la venue d’un médecin généraliste à son domicile « en trois clics » pour des consultations entre 6h du matin et minuit, en renseignant son adresse et ses coordonnées de carte bancaire. »

Les surcomplémentaires santé fleurissent en raison des mauvaises prestations des assurances santé souscrites par les entreprises pour leurs salariés, selon Top Santé.

25 février

Selon Gary Hamel, enseignant à la London Business School et cité par les Echos : « La plupart des grandes entreprises ont des fondements bureaucratiques. Les individus sont divisés en équipes, séparées entre elles par des couches de management. Chacun a une fonction précise, des compétences et des responsabilités strictement définies. A petite dose, la bureaucratie peut être une bonne chose, car les entreprises ont besoin d’un certain niveau de contrôle et de continuité, mais quand elle conduit à entraver la capacité et l’envie des employés à se dépasser et à innover, les conséquences peuvent être désastreuses. A mesure que les entreprises grandissent, un phénomène que j’appelle « bureau-sclérose » émerge. De nouvelles couches de management sont ajoutées, les cycles de décisions deviennent plus longs, les règles prolifèrent. Toute velléité d’innovation et toute prise d’initiatives sont étouffées. Si cela ne change pas, si nous ne nous attaquons pas à la bureaucratie, les entreprises n’arriveront plus à susciter l’enthousiasme de leurs membres. Déjà aujourd’hui, des études – dont un sondage Gallup – suggèrent que seuls 13 % des employés se disent motivés par ce qu’ils font, et engagés pleinement dans leur travail. » Il annonce la fin des managers. SI seulement cela pouvait arriver !

27 février

Sur son blog, Jean-Yves Nau dénonce la soumission du pouvoir actuel à l’industrie du tabac.

28 février

Dans la Croix, Pierre Bienvault signe un des premiers articles sur Omerta à l’hôpital, le livre du Dr Valérie Auslender sur « la souffrance ordinaire des étudiants en santé ».

3 mars

Jean-Yves Nau s’interroge sur son blog sur ce que signifie aujourd’hui la démocratie sanitaire, dont la naissance a été annoncée il y a vingt ans.

Selon Vox, la moitié des études rapportées par les journalistes sont fausses.

6 mars

Selon le BMJ, aux Etats-Unis (mais c’est vrai ailleurs), les associations de patients sont largement sous l’influence de l’industrie : « A study of 104 of the largest patient advocacy groups that are based in the US found that 83% received financial support from drug, device, and biotechnology companies. The study also found that 39% of the advocacy groups had a current or former executive of such a company on their governing board, with at least 12% having a former industry executive in a board leadership position. In many cases, industry support for the groups was substantial, with at least 39% of the groups receiving donations totaling at least $1m a year, the researchers found. »

7 mars

Tweeter ou conduire, il faut choisir, nous met en garde le NYT.

8 mars

Encore un article remettant en cause le sacro-saint p < 0,05.

9 mars

Un article du Figaro (Anne Jouan) montre comment la technocratie sanitaire et les décideurs politiques se sont déchargés de leurs responsabilités dans le scandale du Mediator.

Une IRM cérébrale vous rendra-t-elle coupable ou innocent ? Le NYT tente de répondre à cette question.

10 mars

Yahoo nous présente VOiceOver, le dispositif qui décrit aux aveugles et aux malvoyants ce qu’il y a sur l’écran de leur Iphone.

13 mars

La politique hospitalière se fait-elle désormais devant la justice ? L’arrêt de la cour d’appel de Versailles concernant le centre hospitalier de Dreux et rapporté par l’Echo républicain tend à le faire croire.

14 mars

C’est la journée du nombre pi. Salon en retrace l’histoire.

15 mars

Alexandre Klein nous signale sur le site de l’Université McGill le portrait de Maude Abbott (1869-1940), pionnière de la cardiologie et de la chirurgie cardiaque, qui a étudié méthodiquement les malformations cardiovasculaires congénitales.

16 mars

L’évolution du déficit de la sécurité sociale dans les Echos.

18 mars

The Atlantic explique pourquoi les dirigeants étrangers lisent l’entretien de Donald Trump paru dans Playboy en 1990.

19 mars

Sur le site AtouSanté un texte très complet et clair sur les différentes formes de violence au travail.

20 mars

« La fantaisie est un perpétuel printemps. »

Amitiés et bon courage.

 

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